Avril 2006

Frédéric Liard, un nouveau formateur à l’INBP

Il vient de rejoindre l’équipe des formateurs pâtissiers itinérants qui sillonnent, toute l’année, la France.

• Un apprentissage au bord de la mer

C’est au CFA de Dieppe, la ville normande aux quatre ports, que Frédéric Liard a appris le métier. D’abord un CAP en boulangerie, puis en pâtisserie : c’était l’usage, bien qu’il avoue “ne pas se retrouver dans la boulangerie”. C’est son cousin qui lui a donné le virus. “Collégien, tous les mercredis matin, j’allais le voir travailler comme apprenti dans une pâtisserie”. Restait à convaincre ses parents de son orientation. A la maison, on parlait plus auto que gâteau. Et pour cause son père travaillait chez Alpine. 

• 10 ans en région parisienne

Rueil Malmaison , Chatou, Maisons-Laffitte... 5 ans par ici, 2 et 3 ans par-là, Frédéric fait ses gammes dans des maisons de renom. Il en retire une expérience forte fondée sur le respect du produit et du client. Il se découvrira une passion pour le sucre, le travail d’art et de décoration et s’intéressera particulièrement au goût. “J’avais un patron qui travaillait formidablement les fruits. Il les faisait beaucoup réduire pour en extraire de merveilleux parfums”. Sensible au bon et au beau, Frédéric se sent bien à sa place, au royaume de la pâtisserie.

• Gérant : une fonction de manager

De son expérience de gérant de la société Iena, pains et gâteaux, Frédéric garde le souvenir d’une vie menée à 300 à l’heure. La société réputée pour son activité pâtisserie-traiteur honorait de belles commandes. “Quand on sait qu’on doit fournir des pièces pour 2000 à 3000 convives, dans le cadre d’événements Sony Music, avec des têtes d’affiche comme Patricia Kaas ou Johnny Halliday : c’est simple, on ne dort plus”. J’ai appris que l’encadrement ne s’improvisait pas. Conduire 12 personnes plus quantité d’extras demande rigueur et organisation.

• Déjà un pas dans la formation

A 37 ans, Frédéric a fait le choix de revenir en Normandie et de se consacrer à la formation. “En 20 ans d’activité, j’ai déjà formé de nombreux apprentis et candidats au BTM, à la mention complémentaire ou au BM. Je suis patient et passionné, de plus j’aime bouger : cette nouvelle fonction devrait me convenir à 100% ”.  

En savoir plus

Frédéric Liard participe à de nombreux concours de pièces artistiques.
Il était à la finale de la Coupe du monde de croquembouches au dernier Europain.
Il est le vice-président du Salon gastronomique de Dieppe qui connaît des parrains de renom tels que le Chef Pierre Gagnaire.


 

Don de pain à l’INBP

Une dizaine d’associations en bénéficient
Le point de vue de Jean-Claude-Mislanghe formateur boulanger

• Depuis combien de temps l’INBP offre-t-il du pain aux associations ?

Nous avons été approchés par une première association, il y a environ 10 ans. Elle était, à l’époque, déjà très connue dans le secteur caritatif. Il s’agissait en effet des Restos du cœur, créés dès 1985. Gérard Brochoire, le directeur de l’INBP,  a répondu favorablement, dans la mesure où cela ne portait pas préjudice aux entreprises environnantes. Il s’agissait de dons faits aux plus démunis, qui de toute façon, ne pouvaient plus se permettre de pousser la porte d’une boulangerie.

• Etes-vous souvent sollicités par d’autres associations ?

Oui, c’est fréquent, d’autant plus que dans ces milieux de solidarité, le bouche à oreille fonctionne vite. Aujourd’hui, nous fournissons du pain et des viennoiseries à 7 associations supplémentaires qui œuvrent essentiellement à Rouen. Certaines font partie de réseaux nationaux très connus tels que le Secours populaire, la Banque alimentaire. D’autres sont plus locales, à l’image des “Repas chauds Saint Marc”, du nom d’une place située au cœur de la ville.

• Que représentent, à vos yeux, ces dons ?

En tant que salarié, je suis content de faire partie d’une entreprise ouverte aux messages humanitaires et aux chaînes de solidarité. J’organise d’ailleurs chaque année à l’INBP une journée Téléthon. En tant que formateur, je pense que nos actions ont valeur d’exemple. Chaque jour, nos stagiaires croisent des bénévoles qui viennent chercher le pain quotidien des plus démunis. Par ailleurs, je trouve que leur production prend d’autant plus de valeur, qu’elle sera consommée. Le pain entre dans un circuit de distribution extérieur.

• Soutenez-vous des actions autres que caritatives ?

Nous ne pouvons pas assurer un service régulier auprès de tous nos demandeurs. Mais, signalons notre dernier coup de cœur pour une association originale dont l’INBP est devenu partenaire. “Les dragons vous ramènent” se bat sur le front de la Sécurité Routière, en mettant à disposition des plus ”fêtards“, des chauffeurs bénévoles, qui assurent un retour à la maison sans dommage ! Une salariée de notre établissement fait d’ailleurs partie de ce service de raccompagnement qui fonctionne tous les vendredis et samedis soirs, de 21 h à 5 heures de matin. Nos viennoiseries sont très appréciées de ces noctambules !

Nos dons en chiffres

L’INBP fournit près de deux tiers de l’année :
- environ 1500 pains par jour
- environ 1000 viennoiseries par jour
- L’ensemble est produit dans deux ateliers par les stagiaires


 

Stage : Compositions pascales en chocolat

Le 03 avril 2006

Une journée de formation avec Frédéric Pellis, pour les boulangers-pâtissiers de Seine-Maritime.


 

Stage MOF, les sélections régionales

Du 03 au 07 avril 2006

5 jours de préparation intensive par Christophe Cressent, MOF.


 

Une semaine franco-allemande

Du 17 au 22 avril 2006

Les apprentis boulangers du CFA BPF de l’INBP ont reçu, à leur tour, des apprentis de Hanovre. Pratique, sorties professionnelles, découverte d’entreprises françaises... beau programme !


 

Stage : Mes nouvelles viennoiseries

Du 24 au 26 avril 2006

Une vingtaine de recettes proposées par Christophe Cressent, MOF.


 

Spécial "Repreneurs en boulangerie pâtisserie"

Du 24 au 28 avril 2006

5 jours de préparation intensive et de rencontres avec des experts de la reprise


 

Stage : Croc en bouche

Le 26 avril 2006

Une journée de formation animée par Frédéric Liard, à l’intention des boulangers de Seine-Maritime.